Question 2: Qu’en est-il du développement, de la démocratie et des droits humains?

(c) Thomas Schneider

Les conditions classiques de la coopération au développement – « bonne gouvernance », faible corruption, indigence – ont été en partie abandonnées. La volonté de l’État de jouer le rôle de portier pour l’UE vient maintenant en premier lieu. À cette fin, l’UE coopère également avec des dictateurs, des régimes autoritaires et des chefs de milice. Il en va ainsi des milices RSF (Rapid Support Forces) du Soudan qui, responsables du génocide au Darfour, sont maintenant déployées comme gardes-frontières. De la même manière, l’UE coopère avec les soi-disant garde-côtes libyens qui, agissant dans un premier temps comme des milices en envoyant les migrant.es en mer dans des canots pneumatiques inutilisables, s’attachent ensuite à les « sauver » – cette fois-ci en uniforme de garde-côte – et les déporter dans des camps ressemblant à des camps de concentration. Il en va de même avec le dictateur militaire égyptien Al-Sissi, à qui l’UE a promis des milliards d’euros alors que celui-ci mettait des milliers d’opposant.es politiques et militant.es derrière les barreaux dans tout le pays dans le but de les faire taire.

Un autre objectif de l’UE est d’expulser les migrant.es vers l’Afrique sans obstacles bureaucratiques. Les fonds de développement de l’UE ne visent donc pas en premier lieu à répondre aux besoins d’aide ou à offrir des opportunités à la population locale, mais à contrôler les flux migratoires à tout prix.

Nous montrerons en détail sur ce site que des gouvernements, des dictateurs, des généraux et des présidents corrompus s’enrichissent grâce aux fonds de l’UE et conservent ainsi leur pouvoir, tandis que les personnes sur place sont privées de leurs droits fondamentaux et de l’opportunité d’une vie meilleure.

 

 

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